Les oiseaux de la Marne

La Bernache du Canada.

Hello everybody !! Eh oui, en provenance direct du Canada ma région d’origine, j’ai pu conquérir l’ancien monde grâce à nos amis british et ce depuis le 18ième siècle !
En plus, la douceur du climat européen (et notamment bryard) me permet de rester toute l’année sur la Marne, plus besoin de migrer comme mes lointains parents canadiens.
De taille imposante pour une bernache, ma tâche blanche au niveau du cou permer de me reconnaître et de me distinguer de ma cousine européenne la bernache nonnette qui elle a en plus le front blanc et est plus petite.
Je suis végétarienne et mon alimentation se compose d’algues, d’herbes (celles du ponton du CKCF sont excellentes !), de graines et de baies.
Comme mes voisins les cygnes, j’ai emmené en ballade avec monsieur mes poussins qui ont maintenant bien grandis dans un grand nid que j’ai installé sur la berge côté Bry sur Marne.

Le Cygne

Salut tout le monde, je vous présente la petite famille de l’année 2020.
Cette année, pas de kayakistes pour nous déranger durant la couvaison et l’éducation des cygnons. Du coup, on a pu élever tout ce beau monde tranquillement, sans stress et maintenant on peut partir en balade familliale, toujours sans être dérangé car aucune embarcation sur la Marne ! C’est désert !! Entre nous, c’est quoi votre problème cette année ??
Avec ma grande taille, mon costume blanc immaculé, symbole de pureté, vous m’avez reconnu j’espère. Avec monsieur mon mari, nous élevons tous les deux nos poussins d’une couleur grise qui va progressivement s’éclaicir au cours de la croissance. Mais pour le moment, on apprend aux cygnons à se nourrir d’algues, de plantes aquatiques de mollusques et d’insectes aquatiques. Et non pas de pain, qui est un véritable poison pour notre organisme. Donc, s’il vous plaît, donnez-nous vos épluchures et non pas vos croûtons de pain !!!
Par ailleurs, j’adore les grandes étendues d’eau car mon domaine est très grand et j’ai besoin d’une longue piste de décollage. A Bry sur Marne, c’est parfait pour mes exigences et je m’y plais beaucoup.

Le Martin Pêcheur.

Un bref éclair bleu métalisé traversant la Marne au ras de l’eau. Voilà comment on repère ma présence.
En effet, de nature craintive et, comme tout pêcheur ayant besoin de calme, je me cache à l’affût à l’extrémité d’une branche d’arbre surplomblant l’eau et, dès qu’un alevin apparaît, je plonge sur ce dernier qui généralement fini dans mon estomac, ou, celui de madame lors de la période de séduction. C’est ma technique de drague et c’est infaillible. Vives les petits cadeaux !! Je pratique aussi le vol stationaire comme le colibri avec la tête tournée vers le bas.
D’un exceptionnel bleu-vert métalisé sur le dos du corps, un ventre de couleur rouille et un bec rouge, voilà mes caractéristiques vestimentaires.
De la taille d’un moineau, je niche dans un terrier creusé dans la berge de la Marne et je m’occupe très bien de mes petits au même titre que madame. Si il y a suffisamment de poissons, je peux alors élever 2 couvées par an. A noter, ma présence est synonyme d’une eau de très bonne qualité, claire et poissonneuse.

Le Canard Mandarin

Grâce à mon élégance naturelle, les anglais m’ont fourni un visa d’entrée en Europe « catégorie touriste » et je m’y suis tellement plu que j’y suis resté.
Evidemment, mon costume coloré composé de vert, de roux et de blanc au niveau de la tête, de plumes d’apparât de couleur orangée au niveau des ailes et le tout coiffé d’une touffe brune/orangée à l’arrière de la tête m’a finalement valu l’obtention d’un visa de séjour permanent pour parader sur la marne en toute quiétude. En revanche, madame a un plumage très terne de couleur brun / grisatre avec cependant une petite touche de bleu à l’extrémité des ailes. C’est sans doute grâce à cette petite coquetterie que je lui suis très fidèle.
Je fréquente tout milieu aquatique pourvu que ce soit de l’eau douce et que les berges soient boisées car je niche dans le creux d’un arbre.
Enfin, côté alimentation, rassurez-vous, comme mes parents chinois, je mange de tout (petits poissons, fruits, graines, petits invertébrés et insectes). Sédentaire

La Mouette rieuse

Pour les fans de Gaston Lagaffe, c’est moi qui fait les 400 coups à la rédaction du journal Spirou.
Dans la réalité, je survole la Marne à la recherche de poissons, d’insectes aquatiques. Mais, je peux aussi me contenter de lombrics, de petits invertébrés terrestres, voire de détritus laissés par les promeneurs des bords de Marne.
Je n’aime absolument pas la solitude et plus la colonie est grande, mieux je suis à l’aise. J’accepte même la présence de sterne à proximité de ma colonie.
De taille moyenne, je suis reconnaissable par ma silhouette élancée, à mon plumage blanc et gris clair, ma queue noire et surtout à mon capuchon brun foncé/noir et mon bec noir et rouge. Sédentaire

Le Grand Cormoran.

Pour les pêcheurs occidentaux, je suis un cauchemar; pour les pêcheurs asiatiques, je suis un don des dieux.
Ce qui est sûr, je suis un pêcheur hors-paire avec une immersion sous-marine de plus d’une minute, si nécessaire, pour attraper mes proies favorites. Les poissons constituent 100% de mon régime alimentaire et ma présence dans un lieu aquatique signifie une zone très poissonneuse.
Qui dit étendue d’eau (salée ou douce), dit habitat à haut potentiel pour moi et mes congénères. De comportement grégaire, je niche en colonie dans les arbres ou les falaises maritimes. Sédentaire
D’un plumage noir, la couleur blanche au départ du cou est ma seule coquetterie. Mais, ce plumage n’étant pas imperméable, il m’arrive souvent d’étendre mes ailes au soleil pour me sécher et me réchauffer.

Le Martinet noir.

Avec ma fidèle compagne, nous revenons du sud de l’Afrique où nous résidons durant l’hiver et là il nous faut recharger nos batteries après avoir volé non-stop durant 10 mois !!
Nous allons ainsi retrouver notre « home sweet home » qui se situe sous un toit ou dans le trou d’un mur et élever à tour de rôle avec ma compagne la couvée de l’année.
Me revoilà donc à virevolter des heures dans le ciel à la recherche de tout insecte volant pouvant être gobé (mouches, moustiques, fourmis ailées, etc..). Comme désinsectiseur naturel, garanti sans produits chimiques, on ne fait pas mieux (jusqu’à 20 000 insectes par jour !!). Je profite aussi d’une belle étendue d’eau comme la Marne pour boire en effleurant du bout du bec la surface de l’eau à une vitesse minimale de 80 km / h. Bref, la version miniature du canadair des marins pompiers de Marseille.
Autre exploit de ma part, je suis capable de dormir en volant à 2 000 m d’altitude où je me laisse porter par les courants d’air chaud.
Pour reconnaître un tel artiste en vol, chercher dans le ciel un petit croissant de lune noir, faisant toutes sortes d’acrobaties dans le ciel en général en groupe. Facile, non ?

La Perruche ondulée.

AVIS DE RECHERCHE – AVIS DE RECHERCHE – AVIS DE RECHERCHE
Ceci n’est pas une blague, je répète ceci n’est pas une blague
Famille : PERRUCHE / Espèce : Ondulée / Nationalité : Australienne
Dernier domicile connu : Animalerie, Centre Commercial, Villiers-sur-Marne
Descriptif : Individu juvénile, de couleur jaune/verdâtre sur le ventre, ailes grises rayées de blanc. Signes distinctifs : collier de 6 tâches noires
L’individu s’est échappée de sa volière et a récemment été vu sur les bords de marne, au niveau du Pont de Bry, à proximité d’une péniche côté Bry sur marne.
Se nourrit de graines, d’herbes et éventuellement de fruits. S’adapte à tous les milieux : forêts, plaines, bush et désert, pars et jardins ?
Problème : ne supporte pas la solitude.
Question : Va t-elle supporter le froid hivernal ? Nouvelle espèce invasive ?

La Bergeronnette des ruisseaux

Un vol ondulé traversant la Marne d’une berge à l’autre, une silhouette fine et très élégante, des couleurs discrètes et une très longue queue sont mes traits caractéristiques.
Un dos gris et noir et surtout un ventre jaune clair me distingue élégamment de ma cousine la bergeronnette grise.
Comme mon nom l’indique, je ne peux m’empêcher de nicher à proximité de l’eau courante. Comme vous les kayakistes, j’adore l’eau vive et le bisou caillou où je trouve de quoi me sustenter. A mon menu, insectes aquatiques, larves et autres petits invertébrés aquatiques. Et quand je ne suis pas en vol, je déambule sur les rochers, les rives caillouteuses ou encore les chemins de halage, en prenant bien soin de balancer ma queue de haut en bas.
Durant tout le printemps et jusqu’à fin août, comme tout bon parent, ma compagne et moi-même nous élevons deux voir 3 couvées. Donc, il n’y a pas de minute à perdre et d’avril à juillet/août.
Partiellement migrateur, je reste cependant toute l’année sur la Marne car l’hiver est supportable.

La Poule d’eau

Je suis la très discrète poule d’eau, présente sur les rives de la Marne côté Le Perreux sur Marne.
De petite taille pour une poule, je me promène le long des rives de la marne ou bien je marche sur les nénuphars côté Bry sur Marne mais de nature très peureuse je reste toujours à proximité de la végétation en bordure d’eau (roseaux, fourrés, grandes herbes).
Contrairement à ce fou de canard mandarin, mon plumage reflète aussi mon désir de discrétion avec un corps noir, une légère bande blanche au niveau des flancs et un bec rouge (et non pas blanc comme celui de mon cousin le foulque macroule).
Comme beaucoup d’oiseaux de milieux aquatique, je niche à terre toujours entourée d’une végétation importante qui me protège et me cache de me prédateurs.
Omnivore, je mange tout ce qui se présente (herbes, mollusques, têtards, lombrics, insectes, poissons, œufs d’oiseaux et de poisson).
Autant vous dire que sur la Marne, j’ai tout ce qu’il faut pour bien me plaire et y rester toute l’année!

Le Canard Colvert

Familier de tous les plans d’eau urbains ou sauvages, un cri facile à imiter par tout le monde de 7 à77 ans, je suis le très sympathique canard colvert (Donald Duck pour les intimes).
Un panachage de vert, de bleu, de blanc et de gris, je barbote plus ou moins bruyamment dans la Marne pour me nourrir sans risquer d’être pris pour cible par les chasseurs !
Mon régime alimentaire est très varié et se compose essentiellement de graines et agrémenté de temps à autre d’œufs de poisson et de petits invertébrés aquatiques, voire de mollusques.
Je me plais donc beaucoup le long des berges de la Marne où je peux me reposer et me dorer la pilule au soleil pendant des heures alors que madame surveille de près nos 4 canetons.
Un excellent lieu de résidence annuelle !!

Le Héron cendré

Oyez, oyez, braves manants, veuillez saluer, séant sa seigneurie, monsieur le marquis de la Héronnière marnaise et autres territoires aquatiques y afférant.
Tel un seigneur, je règne, durant toute l’année, sur mon royaume qui s’étend de Bry-sur-Marne à Gournay-sur-Marne et dans lequel je dispose de nombreux postes d’observation afin de pratiquer mon passe-temps favoris la chasse à l’affût. Au menu, poissons, batriciens, petits mammifères, écrevisses, serpents, brefs, tout ce qui passe à portée de mon long cou et de mon bec en forme de dague. Par ailleurs, lors de mes parties de chasse, j’aime les endroits calmes et supporte mal la présence d’intrus (le photogaphe du CKCF a eu beaucoup de chance !!)
En dehors de la chasse, je suis très sociable, je niche en colonie dans les arbres ou bien au milieu des roseaux et, avec madame, nous nous occupons d’élever nos petits.
Mon costume d’apparât est gris cendré sur le dessus, blanc dessous et un bandeau noir au niveau des yeux, permettent de me reconnaître en tout temps.

La Sterne Pierregarin

Avec l’été qui s’installe, moi, ma compagne et un couple d’amis, nous venons d’arriver sur notre lieu de villégiature estivale à savoir les berges de Bry et du Perreux-sur-Marne.
Une silouhette très élégante, fine et élancée, des ailes au bout pointu et une queue fourchue comme l’hirondelle me permettent de réaliser toutes sortes d’acrobaties au dessus de la Marne et, une fois ma proie repérée, de fondre sur elle en un parfait piqué.
De couleur blanche, excepté ma tête qui est noire, seul mon bec rouge et noir me distingue de ma cousine la sterne arctique dont le bec est entièrement rouge. Mais surtout, à la différence de mes cousines, je suis la seule sterne qui remonte fleuves et rivières jusque très loin dans l’intérieur des terres. Les autres, eh bien, elles s’agglutinent sur les côtes du litoral. (Je vous dis pas la surpopulation !!!).
Je niche à terre où je veille jalousement sur mes poussins avant de repartir vers le sud et l’Afrique à la fin de l’été.

La Perruche à collier

C’est moi, l’envahisseur originaire des forêts équatoriales d’Afrique, des jungles indiennes, malaisiennes, de Chine du sud ou encore d’indonésie.
Telle une horde de Huns, je colonise bruyamment les parcs et jardins européens dans lesquels je trouve le gîte (les arbres) et le couvert (fruits, graines, bourgeons, feuilles).
Et pour passer l’hiver : Aucun problème, je me restaure de la nourriture laissée pour les espèces d’oiseaux locaux.
Comme, tous les perroquets, mon gros bec sert à broyer les fruits à coque, couper les bourgeons, travailler le bois pour construire mon nid. Ma très jolie couleur verte me permet de me dissimuler au milieu des branches d’arbres. Et la touche finale, un ravissant collier noir pour séduire madame.
Bref, bien que venant de régions chaudes et humides, grâce à mes extraordinaires capacités d’adaptation, je vis très bien en Europe et ce d’autant plus que je n’ai pas de prédateurs.
La tranquilité absolue : gîte, couvert, sécurité.